Buzzcocks5hier, concert des Buzzcocks. 300 personnes pour le pélerinage punk-post-punk.

Hier, l'angleterre se trouvait en France. Après 30 minutes de réglages Batteries/guitares (c'est long pour du punk), arrivent Steve Diggle et Pete Shelley, pionniers punk-rock avant l'heure H (H=1977), amis des Sex Pistols et de beaucoup de monde fréquentable (lol) de l'époque.
Et comme il y a 35 ans, la verve dans la voix et le mordant dans la guitare sont là. Certes,  Pete Shelley ne bouge pas dans tous les sens, parfois il semble ailleurs, mais la connivence avec Steve Diggle est indéniable, surtout dans les mélodies. Quand à la nouvelle garde, les solos de batteries ne sont pas en reste. Sur le devant de la scène, les étudiants pogotent gentiment, et derrière les quinca pères de familles se souviennent...

Après une demi-heure, la sécurité nous demande de quitter la salle. Il est 23H20, je me vois rentrer avec mes deux disques sous le bras, sans dédicaces.. C'est con, vu l'occasion. Je demande à un roadie si je peux voir les deux compères, celui-ci m'emmène dans les loges, je le remercie cinq fois et on passe devant la sécurité médusé..

Dans la petite pièce : un plateau de charcuteries, des cendriers pleins, des bouteilles de champs déjà vide (d'où la demi-heure d'attente) et nos deux amis qui s'échangent le briquet. Je suis avec deux autres fans, dont un collectionneur de disques ("dis tu me prête ton marqueur", "je suis un ami français de Pete" "ma pochette de Love bites elles est gauffré" etc..).

J'attends patiemment mon tour. Je fais dédicacé les LP, je dis à Pete que "even fallen in love" est la meilleure chanson de l'époque (il n'a pas l'air étonné le lascar) et à Steve qu'il a toujours les mêmes doights qu'à ses vingts ans (normal, je ne pense pas qu'il est subit des greffes). Ils sourient à tour de bras, semblent ravis que des jeunes se souviennent d'eux. Tu parle, Greenday et consort on lancé leur carrière sur un accord de ces deux là. Après dix minutes de mondanités, je ressors...
Et soudain je me rappelle : "merde, on est en 2011".